Aucun Lieu, dans une forme entre opéra-vidéo et concert-chorégraphié, nous aspire dans l’espace sonore, visuel et chorégraphique, quand la scène devient volume en pulsation, entre étirement et rétraction, expansion et repli, plan et profondeur.
La scène est un infini où les différents matériaux mettent en question la perception de nos sens.
L’imaginaire échappe alors, aux limites de la scène. C’est sur ce territoire énigmatique, traversée trouble à travers l’âme et la chair, telle une éclosion au bout de la nuit, que la musique de Franck Vigroux, aux confins des sonorités noise, drone, industrielles, minimales, se révèle d’une puissance magistrale.
S’y ajoute sa voix, transformée, mutante telle une tentative de dialogue de machines, le temps de litanies frôlant l’absurde, reflet d’un monde.
Dans un dispositif immersif, les images vidéos de Kurt d’Haeseleer rassemblent des corps démembrés, des paysage à l’abandon s’étirent à l’extrême, des formes, des objets évidents deviennent totalement abstraits.
A l’écriture sonore se noue une danse axée sur la recherche d’une formidable lenteur, corps puissant de l’imperturbable danseuse Azusa Takeuchi.
Etirés jusqu’à l’extrême les images, les corps et la musique se transforment sans cesse dessinant une impossible topographie Aucun lieu ou le pays qui n’existe pas (ou bien l’Utopie).

 

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